Périchaux : des vigiles du GPIS roués de coups dans la nuit du 21 février

Plusieurs membres du GPIS, appelés pour du tapage nocturme rue des Périchaux, ont été roués de coups dans la nuit du 21 février.

En cette fin de journée du 21 février, des vigiles du GPIS - le groupement de sécurité mis en place par les bailleurs sociaux pour veiller à la sécurité des habitants des logements sociaux - effectuent une ronde de surveillance dans le groupe Périchaux, dans le XVème arrondissement. Ils se sont fait littéralement agresser par un groupe de jeunes adultes, dans le hall d'immeuble de l'escalier 11, rue des Périchaux.

L'endroit connait depuis des mois des problèmes de délinquance liés notamment au trafic de drogue (voir en particulier notre billet http://www.brancion-brassens.org/2013-02-13-expulsion-squatteurs-dealers et http://www.brancion-brassens.org/2012-07-14-IncendiePerichaux).

Quatre ou cinq vigiles ont été blessés plus ou moins grièvement à l'issue d'une véritable attaque en règle. L'intervention de la Police, appelée en renfort, permettra finalement de restaurer le calme, et procéder à plusieurs interpellations. Les vigiles du GPIS ne sont effectivement pas armés.

Fait inadmissible, certains jeunes du quartier n'ont pas hésité à envoyer des messages ironiques sur Twitter sur ce fait divers sordide dès le lendemain de l'agression :


Capture twitter du 22/02 - le lendemain de l'agression des vigiles

Publié par un certain @Salem_McOuch

Adressé à un certain @Bouba119 et choisi comme favori par un certain @Papss119 du "Team119" rassemblant des jeunes du 119 boulevard Lefebvre, dans l'immeuble voisin de l'agression

TF1 a consacré un reportage sur le travail des agents du GPIS dans certains groupes difficiles :

http://lci.tf1.fr/france/societe/2006-10/nuit-dans-cites-vigiles-gpis-48...

Jamais encore un tel degré de violence n'avait été atteint dans notre quartier.

Comme notre association "Vivre à Brancion-Brassens" l'a déjà signalé, une concentration excessive de logements sociaux (plus de 90% de l'habitat dans le quartier) ne peut qu'accentuer les risques.

L'incident de jeudi le confirme et fait craindre des perspectives encore plus graves avec le projet de construction de 150 logements sociaux supplémentaires dans le même périmètre.

Pour la Mairie de Paris, l'objectif électoral de parvenir à 25% de logements sociaux dans notre arrondissement ne doit pas pousser à construire coûte-que-coûte, au hasard des terrains disponibles et en particulier là où il y a déjà surdensité.

L'urgence ne doit pas conduire à prendre le risque de constituer des ghettos, comme nous en voyons avec inquiétude l'amorce dans le quartier des Périchaux.

Les riverains concernés mettent à nouveau en garde les pouvoirs publics contre une telle dérive, et notre association continuera à mettre en oeuvre tous les moyens dont elle dispose pour enrayer ces phénomènes, en particulier en s'opposant à tout nouveau projet de logement social dans le quartier.